Chers Visiteurs,

Bienvenue sur ce site.

Que ce soit dans une visite de lieux archéologiques ou dans le désert, dans un musée ou chez un antiquaire, bon nombre d’entre nous ont sans doute déjà ressenti une certaine émotion en contemplant ces souvenirs du passé.

J’ai présent à la mémoire le souvenir de mon fils âgé de sept ans, alors que les visiteurs quittaient une salle du château de Loches, qui est resté en arrière du groupe pour toucher le dallage à un endroit précis. A ma question, il m’a répondu dans toute sa spontanéité : "Tu te rends compte, Jeanne d’Arc s’est mise à genoux ici ".

Bon nombre de ces objets du passé, et plus particulièrement ces terres cuites chinoises appelées aussi  "mingqi " exercent sur nous, outre leur aspect esthétique, une certaine attirance comme si le fait de les voir ou de les toucher établissait un trait d’union entre le passé et le présent.

Ces mingqi appartiennent à l’art funéraire de la Chine et se sont substitués aux sacrifices humains. D’abord de grandeur nature (Armée en ordre de marche - 210 ans avant notre ère), les terres cuites se sont miniaturisées et industrialisées dans des manufactures au fil du temps pour répondre à la demande. Les mingqi étaient constitués de plusieurs parties, moulées séparément, puis assemblées, les joints étant lissés au couteau. Il est curieux de voir sur une paire de chevaux, à première vue identiques, un détail qui change (queue, orientation légère de la tête...) suivant l’inspiration ou la maladresse de l’ouvrier.

Ces figurines se sont affinées, colorées, couvertes de glaçures (trois couleurs = "sancai") au cours des époques et représentent un témoignage de l’évolution de la vie courante. Sous l’époque des Tang, le nombre de mingqi autorisés dans un tombeau avait du être limité ! ! !

Beaucoup ont été fabriqués, beaucoup restent sans doute à découvrir, un certain nombre sont à vendre, et malheureusement il y a beaucoup trop de faux ! Si, sur un plan esthétique, ces reproductions sont très satisfaisantes, elles cassent le maillon passé-présent auquel je suis si attaché.

Comment se prémunir contre ces faux ? Tout simplement en exigeant pour la pièce convoitée un certificat de datation scientifique, par thermoluminescence sur les terres cuites (ne vous affolez pas si un ou deux petits trous figurent sur la pièce, ce sont les échantillons pris dans la masse), par d’autres méthodes comme celle du Carbone 14 pour d’autres matériaux tel que le bois.

A titre d’exemple, toutes les pièces présentées dans ce site possèdent l’original de certificat ASA (ou autre laboratoire), avec son tampon en relief, inimitable par photocopie ou par traitement de l’image sur micro-ordinateur. Les autres pièces, même certifiées par un expert ou des vendeurs accrocheurs (errare humanum est), ne sont pas acceptées. A l’inverse les collectionneurs qui souhaiteraient mettre en vente des éléments de leur collection sont les bienvenus dés lors qu’ils respectent la condition ci-dessus.

Il est évident que toutes les pièces originales n’ont pas traversé le temps, plus de 2 .000 ans pour certaines, sans dommages. Toutefois on peut rester coi devant l’état de certaines, ceci n’étant pas dû à la qualité de la pièce elle-même, mais plutôt à la qualité de la tombe.

Certaines pièces ont pu subir des restaurations, collage d’une queue pour un cheval, d’un bras pour un personnage de même que certains éléments d’origine, le bois ou le cuir par exemple, ont pu être remplacés ou reconstitués. Ceci n’altère en rien la valeur sentimentale et marchande du sujet. Dans toutes les ventes, y compris celle des commissaires-priseurs, figure la mention  "avec restauration d’usage".

Si certaines pièces de ce site vous intéressent, vous pouvez me contacter par e.mail : info@terrecuitechinoise.com, de même que si vous êtes à la recherche d’un objet particulier se rapportant à l’art funéraire ou religieux chinois bien évidemment.

Certains de ces objets seront visibles alternativement dans différentes villes de France pendant quelques semaines et l’endroit sera indiqué sur ce site.

Bonne approche de ces objets que Jean Paul Desroches *, Conservateur en chef du musée des Arts asiatiques- Guimet, qualifie de "Compagnons d’Eternité", terme qui leur colle si bien.

Bernard DIZEUX

* Jean Paul Desroches a écrit de nombreux ouvrages agréables à lire et à consulter pour leurs illustrations.

mis à jour le 14/10/2007